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Le blog des défenseurs de la terre

Bienvenue sur notre blog officiel:

Nous sommes lancé dans la formation d'un vaste mouvement conspirationiste mondial!

Nous dénonçons la fourberie ,le mensonge ,le mépris et le culte de la violence et du meurtre dans lequel s'est formée notre société administrée par les Illuminati!

Est-ce que vous aimez voir le sens actuel de la vie ou l'humain n'est qu'une machine à produire et à consommer pour le bon profit d'une petite caste au sommet de la pyramide?

Aimez-vous savoir que le vrai pouvoir est détenu par une force obscure qui se cache derrière le rideau ...à l'arrière-plan de "nos gouvernements" qui leur doivent leurs existences mêmes?

La seule chose que notre mouvement conspirationiste demande est que "JUSTICE SOIT FAITE"!

Que tous ces criminels qui ont lancés le monde dans des querres sanglantes ,mais rentables pour leurs finances personnelles,soient jugés et châtiés!

Si vous désirez vous joindre à nous pour changer le monde,l'améliorer,édifier une véritable justice sociale et que la Vérité et la Fraternité règnent ,n'hésitez pas à soumettre vos commentaires.

Michel Duchaine,Premier Guide de la Fraternité des Porteurs du Futur et créateur des Défenseurs de la Terre!

Compteur pour blog gratuit visiteurs et visiteuses sont venus sur notre blog!Merçi de prendre le temps de nous lire!

P.S.

Voici un lien vers un autre blog,déjà géré par les Défenseurs de la Terre : le Blog des chercheurs et chercheuses

 

Esquisse d'une société en re-construction (posté le 04/04/2009 à 00:04)

ESQUISSE D'UNE  SOCIETE EN RE-CONSTRUCTION  

Source: Conf.L.D'Alès

REGARD SUR LE PASSE

C'est en prenant exemple sur le passé, qu'on peut construire l'avenir...

Le Néolithique  :  Les chasseurs, nomades et cueilleurs  sont devenus des pasteurs, ils construisirent des villages et acquirent la notion de propriété. Avec la notion de propriété, est née la notion de force : « défense du territoire ». Conquérir, prendre et garder...

A l'époque Taureau, les gens devinrent propriétaires et guerriers. Comme ils passaient leur temps à combattre, ils ne travaillaient plus. Donc ils prirent des esclaves qui faisaient le travail. Il faut rappeler, que les Indiens d'Amérique, n'avaient pas le sens de la propriété. Ils disaient : « la Terre est notre mère, elle nous nourrit, et on ne coupe pas sa mère en morceaux.»  A cette époque, tout appartenait à tout le monde... Quand les blancs sont allés là-bas, avec leur mentalité, ils ont demandé : «C'est à qui ces terres?»    Les indigènes répondirent : «A personne». Les blancs dirent «Ah bon !?, alors c'est à nous...!». Et vous connaissez la suite... On a introduit chez eux la misère, qu'ils ne connaissaient pas.

Dans la suite de l'évolution, on a introduit le cheval, le boeuf et vers 1875, la machine à vapeur, le télégraphe etc. Depuis, la croissance est telle qu'on devient de plus en plus puissant. Mais que fait-on de constructif de cette puissance au niveau humain, social, écologique, planétaire ?  On n'a pas encore compris grand-chose dans l'art de maîtriser nos pouvoirs...

Au point de vue culturel :

Les gens ont quitté les campagnes pour aller vers les villes. Les paysans travaillèrent dans les usines. Ils ont eu droit à l'enseignement, pour apprendre à lire et à écrire. Juste l'école moyenne. Très vite, il y eut trop d'ouvriers et trop d'étudiants. On a donc augmenté la scolarité, car il vaut mieux des jeunes à l'école, plutôt qu'à la rue. Bien vite il y eut trop d'étudiants. Dans les universités, on rend la sélection beaucoup plus sévère. Ils ont augmenté la quantité de matière à étudier (pas pour donner une meilleure formation, mais pour réguler la sélection).  L'agriculture à fortement diminué, on détruit les stocks pour maintenir les prix et on donne une subvention aux agriculteurs pour qu'ils vivent décemment.

L'organisation du temps de travail :

Au siècle dernier, une journée de travail durait 12 ou 13 heures, une semaine de huit jours comptait 85 à 90 heures..  A présent la journée est de huit heures et la semaine de 40 heures. Certaines sociétés, accordent les 6 heures journées. Ensuite on a proposé le ¼ temps, le mi-temps... L'évolution de notre époque n'offre aucune autre alternative que de devoir diminuer le temps de travail. Cet état de choses provoque la panique.  Pendant des siècles, le travail était la raison d'être des individus. Ils assimilaient leur personnalité à leurs activités et leur salaire de fin de mois était source d'orgueil et de sécurité.  

Travailler = exister, paraître, permet de se situer par rapport aux autres et d'être en compétition permanente avec son environnement dans un sentiment  horrible « de  loi du plus fort » qui signifie « cannibalisme bien appliqué » Le plus fort mange le plus faible et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un... Comme dit la célèbre phrase : « ...Et si il n'en reste qu'un, je serais celui-là ! »

On a tellement focalisé sur le « travail » en tant qu'instrument essentiel de vie, que dans notre mentalité, tout homme qui ne travaille pas est considéré comme un fainéant, un profiteur, un incapable, un parasite de société, un mauvais citoyen ou comme quelqu'un ayant des troubles psychologiques... Le travail est devenu essentiel à l'individu d'au point de vue social, psychique et physique.

L'homme est le seul animal qui ne trouve pas tout ce qu'il a besoin dans son environnement naturel. L'homme ment sur ses droits naturels : « La loi du plus fort », « vaincre pour vivre etc... »  Avec cette règle on n'arrive nulle part.  Les hommes se mangent entre eux, pas les loups !  Lorsqu'on veut démolir un autre homme, pour ne pas avoir mauvaise conscience, on se convainc d'abord qu'il ne vaut pas la peine de vivre, et on crée un sous-homme, c.à.d.  que cet homme là, a le droit d'être détruit, car il n'est pas vraiment un homme. Le racisme, le Nazisme c'est çà ! sauf que les nazis étaient racistes même dans la même couleur de peau. Pendant longtemps, on a provoqué l'asservissement du plus grand nombre pour la liberté de quelques-uns privilégiés.

Il y a une grave erreur dans l'idée de productivité :

On se dit : « Plus on produit, plus il y a du travail... » C'est faux ! C'est l'inverse qui se passe... La technologie moderne, la robotique et l'informatique produisent beaucoup, tout en rapportant beaucoup plus. Ce qui devrait permettre aux hommes d'avoir plus de temps libre et même d'être payés à ne rien faire (chômage, allocations, etc.) Certaines sociétés  gardent des travailleurs payés à ne rien faire...pour maintenir l'illusion ! En fait, la société a de moins en moins besoin du travail de l'homme pour pourvoir à ses besoins. Cela signifie donc positivement, qu'on est en train de se libérer de la servitude du travail, comme à l'époque du paradis terrestre, avant la sanction de Dieu  «  Tu travailleras à la sueur de ton front... » Cette punition est sur le point d'être levée... Hélas, les hommes manifestent en rue pour la maintenir...On est au départ de l'âge d'or, mais, évidemment, il y a encore beaucoup de problèmes à régler dans notre société.

Aujourd'hui, on arrive à des conclusions absurdes de ce genre :

- Puisqu'on a de moins en moins de salariés     - Qu'il y a trop de chômeurs ! 

- Puisque le pouvoir d'achat diminue !              - Trop de minimexés

- Que l'état a moins d'argent !                          - Que l'économie ralentit !

- Que les commerces vont mal !                        - Qu'il y a surpopulation !

- Qu'il y a trop d'étrangers...  

- Qu'il y a trop de pensionnés (diminution des pensions = moins de consommateurs...)

- On ne va plus pouvoir nourrir tout le monde !!!  Donc les étrangers, à la porte...!

C'est une blague !  On produit tellement que chaque année, on doit détruire les surplus pour maintenir les prix. Les grandes surfaces détruisent, jour après jour des quantités énormes de nourriture encore bonnes à la consommation... Il y a un gaspillage monumental pour maintenir les prix !   Il y a largement de quoi nourrir tout le monde !! 

Le capitalisme = produire plus qu'on investit.  

Cette idée est incorrecte. Elle va contre le principe de conservation. Pour procéder de la sorte, il faut tricher. Soit on ne paye pas quelqu'un, soit on vend du vent. On va vendre quelque chose plus cher que sa valeur réelle = profit, donc obligation permanente de tricher. On va fabriquer des objets de moins bonne qualité, pour accélérer le rendement. Donc produire plus et casser plus pour produire plus...

Il faut trouver des esclaves qui travaillent très bon marché. Donc on prend de la main-d'oeuvre étrangère et nous, nous n'avons plus de travail...Là,  on est piégés, car  les industries produisent en quantité des produits que plus personne ne peut acheter, car : moins  de travail =  moins d'argent = moins d' achats. Comme cet état de choses  se produit a peu près dans tous les pays, l'exportation n'est guère plus rentable.  On tourne en rond... 

Exemple de système spéculatif : 

On va acheter du café torréfié ou non, à très bas prix en Colombie. Ce café reste sur place, mais les spéculateurs se trouvent à Londres. Ils vendent ce café, pour cela ils vont faire  courir des bruits, du style : "La récolte a été mauvaise, trop de pluies, risque d'y avoir pénurie de café etc..." pour faire flamber les prix. Ce même café sera ainsi racheté et revendu plusieurs fois avec chaque fois un bénéfice. En Colombie, les gens sont dans la misère... Cette technique, boursière, se pratique avec tout, de la même façon !  

Autre exemple :

Une usine d'une valeur productive de six millions, est intéressante pour les articles qu'elle produit. Certains manipulateurs font « courir un bruit surfait » à propos de cette usine. Les actions prennent de la valeur. En Bourse, il y a achat/revente, encore achat/revente toujours avec bénéfice... L'usine n'a pas grandi d'un pouce, elle n'a pas changé, elle est restée identique... Le dernier acheteur « pigeonné » vient demander des comptes, on crée un Crash et certains ont tout perdu... Ils sont ruinés et en arrivent parfois au suicide ! Et on continue ce système cannibale...    On perd sa vie à vouloir la gagner !  

Que faire alors de nos surproductions ?  

On crée la publicité, qui va créer le besoin... Donc au lieu de construire des choses qui servent aux besoins des humains, on va manipuler les humains pour que leurs besoins correspondent aux choses construites !  Bref : tout l'art consiste à faire acheter des choses inutiles tout en faisant croire que c'est indispensable à nos besoins ! 

En fait qu'est-ce que l'argent : 

L'argent n'est rien d'autre qu'un carburant.  On se trompe sur la notion de l'argent. L'argent devrait être une valeur d'échange réelle ! Ors au lieu d'être une valeur concrète, elle est spéculative !  Il faut démystifier l'argent : on ne peut plus associer l'argent au travail. 

Au départ : l'argent était un moyen de troc, puis une monnaie marchande, puis des blocs d'or échangés...Ensuite , des pièces furent frappées d'une figure. Les souverains frappaient leur monnaie à leurs effigies ou à leurs armes(blasons.)  De là est venue la confusion entre le pouvoir et l'argent et nous n'en sommes plus sortit... 

A la révolution française, on a commencé à manquer d'or. Les Lombards, les Templiers et les Juifs, créèrent le billet à ordre. 

Par souci de sécurité, les gens laissèrent leur or à la garde des banques et les banquiers se rendirent vite compte que la hauteur de ces stocks ne diminuait jamais. Ils eurent donc l'idée vicieuse  de commencer à prêter aux gens... Ils créèrent un billet à ordre fictif soit un bon pour valoir correspondant à l'or stocké. Bien vite, on a crée plus de billets à ordre qu'il n'y avait d'or stocké... 

Exemple : Un lingot d'or = photo du lingot pour circuler = donner la photo du lingot pour récupérer ce lingot. Un jour un petit malin à dit : « puisque j'ai la photo, je fais des photocopies... 

Le phénomène du chômage : 

Donc le travail à temps plein n'est plus vraiment possible. Le travail à temps partiel, n'offre pas vraiment les mêmes avantages. Si on diminue les heures de travail, en diminuant le salaire, on peut utiliser notre temps libre pour faire autre chose...

Le pouvoir d'achat et le sentiment de sécurité diminue. On ne compte plus le nombre de faillites... et en cas de faillite, les impôts ne sont pas payés, la sécurité sociale n'est pas payée, donc qui va devoir  rembourser, Tout le monde...

Donc pour résumer : de moins en moins de gens travaillent et le peu de gens qui travaillent encore doivent payer de plus en plus d'impôts...

Dans toute l'histoire de l'humanité, on a connu de grandes périodes de chômage. En général, on a réglé le problème par des guerres. On détruit tout, on reconstruit et il y a du travail pour  les survivants.  On connaît la définition de la guerre : « La guerre est faite par ceux qui ne savent pas pourquoi ils l'a font, organisées par ceux qui ne l'a font pas, mais qui savent très bien pourquoi... » 

La guerre 40/45 a supprimé le nombre de personnes équivalent au nombre de chômeurs d'avant la guerre.  Quelles sont les grandes puissances économiques pour le moment : les perdants de la dernière guerre : l'Allemagne et le Japon ! 

L'histoire a prouvé que ce n'était pas vraiment une solution. Il faut trouver autre chose. C'est stupide de démolir constamment ce qu'on a mis du temps et de l'énergie à bâtir . On est occupé à refaire les mêmes erreurs, et on prépare la troisième guerre mondiale...

Le Golfe : Il y a trop de pétrole, on en  consomme trop peu d'où,  chute des prix...

Tant que les Irakiens et les Iraniens se tapent dessus, cela arrange bien l 'économie mondiale, car grâce a cela, la production de pétrole n'est pas excédentaire. En plus, comme il y a trop de pétroliers, on en coule quelques-uns . Comme c'est remboursé par les assurances (c.à.d. nous)  Cela arrange beaucoup de monde. 

Les grandes puissances fournissent les armes et nous aussi...et Israël aussi, fournit des armes aux deux côtés... 

A présent, où en sont les salaires des travailleurs ? : 

On retire du salaire brut, 50 % de charges et d'impôts qui servent à payer : les chômeurs, les politiciens, les pensions, les emplois « crées ». 

Les robots c'est chouette, mais ils ne paient pas de taxes. Le patron s'y retrouve, mais il n'y a plus de redistribution d'impôts... Dès lors, l'état doit compenser par des prélèvements de toutes sortes : allocations compensatoires... 

Ce système n'est pas viable, car il ne restera plus assez de travailleurs pour payer tout cela. Donc, la dette publique augmente. 

A partir de quel moment avons-nous perdu notre liberté ?  

A partir de l'instauration du système bancaire actuel. Très pratique, très ingénieux...pour qui ? Les Banques possèdent chacun d'entre nous. 

Les Banques financent les guerres : Comment les chefs d'Etats pourraient-ils se fournir en armement sinon ?  A chaque grande guerre, les hommes se sont fait tuer par des armes financées parfois par leur propre patrie... A qui profitent les guerres ? 

Les Banques prêtent : Aux pays en difficultés. Ces pays surendettés ne font plus ce qu'ils veulent. Ils doivent céder en contre partie, un droit sur leurs produits miniers, sur leurs richesses agricoles etc. 

Les crédits : Les cartes de crédits : La tentation permanente ! La fuite en avant dans le brouillard !  Ils sont fait pour prolonger l'illusion... Tout en maintenant les gens dans une prison psychique, morale ... C'est un cercle vicieux !

Nous sommes tous endettés et vivons dans l'angoisse de ne plus savoir rembourser et de perdre le peu qu'on a acquis à crédit. Les Banques prêtent à des taux d'usurier et on passe sa vie à payer. Les intérêts plus les frais de toutes sortes additionnés mensuellement font qu'on arrive plus à rembourser. Après des années, on a déjà restitué trois ou quatre fois la somme empruntée...

Toute cette lutte pour pouvoir financer nos ambitions, nous préoccupe tellement qu'on ne réfléchit plus... On ne sait plus comment sortir de l'engrenage. Nos signes extérieurs de richesses, nos désirs de paraître, d'avoir la même chose que le voisin, nous le payons très cher !

     Nous sommes prisonniers du système et croulons sous son poids. 

Ceux qui ne veulent pas adhérer au système sont rapidement éliminés, d'une façon comme un autre. En Amérique, quelques grands présidents ont voulu changer les choses... Ils ont tous été assassinés.  A chaque fois qu'un « président », où un « chef »  n'adhère plus tout-à-fait aux exigences des pouvoirs occultes, on le « casse », par des scandales ou par des meurtres. (Lincoln, les Kennedi etc.) Même chez nous, si un ministre voulait faire stopper le système « des taux d'usures » et d'autres pratiques bancaires, il risquerait certainement de gros problèmes. Il ne serait pas étonnant qu'on le mêlerait à un scandale bidon pour le neutraliser. 

Un ami m'a dit il y a 15 ans, « tu vas voir,  on aura tellement peur de posséder de l'argent liquide à cause de l'insécurité, qu'on aura tous des cartes magnétiques pour effectuer les paiements ». (C'est fait) « Ensuite, on sera tellement embarrassés de toutes ces cartes, qu'on finira par avoir un implant avec un code barre sur l'avant-bras. Il n'y aura plus qu'à passer devant un scanner et on saura tout de nous... Tous ces codes seront repris dans l'ordinateur central  appelé «  LA  BETE » dans la Bible. »   (Nous n'avons pas de code barre en implant, mais nous sommes déjà des numéros dans la bête...) 

Pour faire partie de la société il faudra être immatriculé. Celui qui ne le sera pas, où qui en guise de punition serait banni, n'aura plus d'identité, ne pourra plus faire de commerce, bref n'existera plus...

FICTION  ??

Nos seuls bien les plus précieux, ce sont nos vies, et notre libre-arbitre. c.à.d.vivre libre de choisir ce qu'on veut et ce qu'on veut pas ! 

Le fonctionnement financier : 

La monnaie Bancaire : 

Ex : Un commerçant dépose sa recette du jour à la banque. En échange, il reçoit un reçu. Le banquier lui dit : « Puisque vous avez un compte chez nous, au lieu de prendre l'argent, prenez des chèques »  

Les chèques = une promesse de payer. Très rapidement apparurent les chèques sans provisions, puis les chèques volés. Certains se sont fait rembourser des sommes qui n'existaient pas. Les chèques posèrent beaucoup de problèmes... On tente de les supprimer.  

Puisque les gens ne se promènent plus avec de l'argent en poche mais avec des promesses de payer, les banques proposent donc de continuer à prêter, et elles allongent leurs crédits. On nous prête des sommes fabuleuses sur des valeurs qui ne sont pratiquement plus stockées. Si demain, tout le monde allait rechercher son argent à la banque, ce serait la panique, car il y a bien longtemps que l'argent n'y est plus.

Ce système continue à fonctionner contre toute logique. Si le système fonctionne avec des dettes énormes et le l'argent fictif, c'est que l'argent n'a pas du tout la valeur magique qu'on lui prête. On lui prête en plus une valeur morale

Il faut démystifier l'argent, absolument... Pour éviter de nouveau une société de riches et de pauvres.

La plus grande charge karmique de l'occident, c'est d'avoir prêché la charité et de ne l'avoir jamais pratiquée. 

LE TEMPS  DE  VIVRE  

Sources : Des loisirs, pour quoi faire ? J.Mousseau

Conf. L.D'Alès et E.DORION 

Et si, il venait un temps où il ne faudra plus attendre la retraite pour profiter de son temps libre pour quelques années à peine ?  

Beaucoup de pessimiste, traditionaliste, diront : « ce n'est pas possible...Les gens ne feront rien de bon de leur temps libre...Les jeunes vont paresser ou pire encore... » 

Essayons d'être optimiste et examinons le programme :

·      Le travail était considéré comme une aliénation et les loisirs comme une libération. On deviendra libre...

Si on regardait dans le dictionnaire Larousse la définition des mots : 

TRAVAIL : du latin trepalium = instrument de torture !

CHOMAGE : du latin Caumare = se reposer pendant la chaleur...On va travailler moins : tant mieux, on va pouvoir s'occuper de nous et des autres. Donner plus de valeur à l'individu « on se vend, on vend son savoir faire. 

·      On aura une structure communautaire échangiste, une société planétaire valorisant l'individu. 

Nouvelles idées Verseau :  

On va démystifier l'argent en le remplaçant par une monnaie distributive :

Une monnaie non-thésorisable

- Chacun aura droit à un compte personnel géré à vie. Tous auront intérêt à la production sociale en solidarité. Au plus chacun apportera dans la corbeille, au plus tout le monde sera prospère. Le travail ne sera plus lié au salaire mais aux services rendus. Ce sera comme une relation parents/enfants, des échanges gratuits. Dans ce système, le revenu serait l'usufruit d'un héritage à vie. 

Les machines fabriqueront pour qu'il y ait assez pour tout le monde. Si un produit fabriqué n'est pas acheté, on arrêtera de le fabriquer, car il est inutile.

On n'aura plus aucun intérêt à faire la guerre, car tout le monde sera content. 

Les robots et les machines produiront ce qu'on a besoin, l'informatique peut tout gérer.

On créera une interdépendance, première version de l'amour car le mot "je t'aime" signifie : "tu couvres mes besoins". 

- Vous ne saurez pas acheter plus de biens qu'il n'y en a de disponible et vous n'aurez pas intérêt à acheter plus de biens que vous saurez consommer.

- Vous ne saurez pas manger plus que le volume de votre estomac. Cela ne servira à rien d'avoir 3 où 4 a maisons, car vous ne saurez plus les revendre. Pourquoi les gens achèteraient-ils une maison puisqu'ils y auraient droit par leur naissance. 

- On ne volera plus : car par sa naissance, on aura tout, et que faire de plus puisqu'on ne pourra pas le revendre.  Cette monnaie ne sera plus fournie par une banque, donc on ne prendra plus d'intérêts dessus. cet investissement sera fourni par toute la société. 

Le droit à la vie pour tous les hommes. 

On va s'ennuyer pensez-vous ?  Imaginez vos journées : 

Comment passer à une société sédentaire ? : 

L'existence des loisirs jouera un rôle fondamental dans notre quotidien et notre futur. 

Que faire de tout ce temps de liberté : 

Ceux qui sont habités par certaines passions, sauront vite comment utiliser leurs journées. Les autres, trouveront une quantité de possibilités : 

- Voyager, sans compter ni le temps, ni l'argent...

- Bientôt des mini-trips intergalactiques. (la fiction deviendrait réalité)

- Grâce aux systèmes de déplacements de plus en plus rapides, on pourra être à Nice sur la plage au matin, et chez nous le soir...

- Suivre des cours de musique, de chant, de peinture, de théâtre,

- Tout apprendre, dans tous les domaines, pour nous rendre utile dans tous les           secteurs.

- Echanger sa voiture contre une autre...

- Echanger sa maison de ville contre une à la campagne chaque fois qu'on a  envie de changement...

- S'entraider les uns les autres...

- Rendre verdoyants et productifs les déserts de la planète, ainsi il y aura de la place et de la nourriture assez pour tout le monde...

- Entourer les enfants d'amour et d'attentions...

- Entourer les personnes âgées qui ne seront plus confinées dans des mouroirs...

- Chacun pourra apporter ses qualités, sa personnalité, ses connaissances aux profits des autres. 

- Aller écouter et admirer ce que les autres font : Concerts, etc.

- Lire, écrire, photographier...

- Pratiquer plusieurs sports, pour le plaisir et plus pour les gains mirobolants...

Avec les montagnes à gravir, les mers à sonder, les grottes à explorer, les musées à visiter, les cieux à observer,  pensez-vous vraiment qu'il n'y à rien à faire de notre temps...? 

Terminé le stress, les maladies nerveuses, les jalousies... 

Ce n'est pas utopique ! 

Si nous remontons dans l'histoire, certains dit « primitifs » vivaient a peu de chose près comme cela, (mais sans notre fabuleuse technologie pour les servir), et ils étaient pourtant heureux... 

Commentaires

Contestation de l'ordre social=terrorisme??? (posté le 03/04/2009 à 23:31)

  CONTESTATION DE L'ORDRE SOCIAL = TERRORISME ???



            Après les attaques sur les USA le 11 septembre, le déclenchement d'une
guerre en Afghanistan, et demain, peut-être, dans toute l'Asie centrale, et
après la menace surmédiatisée d'attentats bioterroristes, les démocraties
occidentales se révèlent pour ce qu'elles sont : des hiérarchies
politico-financières qui ne se maintiennent que par la violence et la peur.
Au cours des derniers mois et semaines, toutes les grandes puissances ont
adopté un arsenal de mesures sécuritaires et renforcé leurs dispositifs de
répression et de contrôle contre leurs ennemis intérieurs, soit tous les
citoyens qui ne se sont pas montrés suffisamment raisonnables pour se soumettre
au nouvel ordre mondial. Ces politiques, approuvées quasi universellement au
nom des droits de l'homme et de la démocratie, viennent neutraliser les
quelques micro-libertés que les opprimés de l'économie-monde avaient pu
arracher, par le passé, à leurs oppresseurs, qu'ils se nomment Etat, partis,
capitalisme, syndicats...

CE QUI NOUS ATTEND... En France, au nom de l'alibi de la lutte
antiterroriste, l'Etat fait passer, dans un remarquable consensus de toutes
les composantes politiques de droite et de gauche, une série de mesures
sécuritaires venant s'inscrire dans une loi au doux nom de LSQ (Loi sur la
sécurité quotidienne) :  - Perquisition au stade de l'enquête préliminaire,
sur autorisation du "juge des libertés et de la détention", qui statue sur
la base des données fournies par les services de police... - Fouille de
véhicules, même en l'absence de son possesseur, sur simple décision de
police. - Fouilles à corps et palpations de sécurité effectuées par des
vigiles dans tout lieu public, la personne pouvant refuser de donner son
consentement, mais à ses risques et périls... - Interdiction de l'accès de
certaines zones, notamment les aéroports, à toute personne qui n'aura pas eu
la chance de se voir décerner par les services de police un certificat
d'honorabilité et de moralité. - Surveillance renforcée des communications
téléphoniques et électroniques - Fichage génétique des auteurs de crimes ou
délits avec violence - "Télé-auditions", "télé-interrogatoires" et
"télé-confrontations" ( c'est-à-dire par écran vidéo) dans les commissariats
et autres lieux accueillants - Enfin, un arsenal de mesures visant les
terroristes pauvres : amende de 25 000 F en cas de présentation d'une
adresse fausse ou périmée lors d'un contrôle dans le métro ; 6 mois
d'emprisonnement et 50 000 F d'amende pour ceux voyageant habituellement 
(soit 10 contraventions dans l'année) sans billet dans le métro et les
trains ("délit de contravention d'habitude") - interdiction de tout
attroupement dans les hall et cour d'immeuble, permettant le ratissage
policiers de ces zones.

             Plus que jamais, toute liberté est donnée aux forces
de répression pour s'implanter davantage sur chaque parcelle de nos
territoires de vie collective et locale. En réalité, cette loi ne fait
qu'officialiser et entériner des pratiques plus ou moins clandestines menées
depuis des années par les appareils de coercition et de contrôle de l'Etat.
Mais, à présent, non seulement, l'Etat dispose d'un cadre légal qui lui
offrira une marge de liberté bien plus grande contre toutes formes de'
subversion sociale, mais  il pourra ultérieurement se fonder sur ce nouvel
état de droit pour faire accepter de nouveaux dispositifs toujours plus
répressifs...  Rappelons, en passant, que le renforcement du plan Vigipirate
a, entre autres bienfaits, permis d'augmenter de 30% le taux
d'emprisonnement de sans-papiers dans les centres de rétention.  Ces mesures
sont présentées comme étant provisoires et ayant vocation à s'effacer d'ici
2003 devant leur "légalité républicaine", ce qui est bien fait pour nous
rassurer : au fond, nous n'aurons à supporter  tout ceci que 2 ou 3 ans, le
temps sans doute que la pacification sociale par la policiarisation et la
surveillance technologique soit achevée et que toute forme de contestation -
individuelle ou collective- ait  été liquidée. On respire... En pratique, on
sait que les gouvernants, ne reviennent jamais sur ces mesures, profitant de
leur banalisation sociale et de leur intériorisation grâce au matraquage
mental des industries de fabrication du consentement (mass- médias, système
scolaire, etc.). Par exemple, la régularisation des contrôles administratifs
d'identité en 1981 n'a jamais été remise en cause ;  l'obligation du visa
instauré en 1986, sous l'invocation d'attentats terroristes, sert depuis des
années d'instrument privilégié dans la politique anti-immigrés. ...

            Au niveau européen, la militarisation politique est d'ores et déjà à l'ordre du
jour, à travers l'harmonisation policière de l'union européenne. La
commission européenne proposait, dès le 20 septembre, aux ministres de
l'intérieur et de la justice des Etats membres l'abandon de la procédure
d'extradition au profit d'un mandat d'arrêt communautaire : procédure
automatique mise en oeuvre directement par les services de police contre
toute personne suspecte de n'importe quel "délit" et qui permettra ainsi un
élargissement du champ des poursuites policières sur tout le territoire
européen. Simultanément est prévue une redéfinition extensive de la notion
d'acte de terrorisme englobant "tout acte qui vise à menacer, à porter
gravement atteinte ou à détruire les structures politique, économiques et
sociales d'un pays", c'est-à-dire à peu près tout et n'importe quoi ; tout
acte de contestation de cet ordre social est désormais clairement classé
comme un acte terroriste, "passible d'une peine de 2 à 20 ans
d'emprisonnement"...

            Corrélativement, les capacités de répression d'Europol
et d'Eurojust (services de coopération policière et judiciaire européenne en
matière de lutte contre la "criminalité internationale"), ainsi que de la
"Task force" (qui réunit les chefs de police de l'U.E. en vue de la mise en
oeuvre pratique de la coopération policière entre Etats membres) sont
étendues en proportion. Pauvres de tous les pays, perdants du système
capitaliste, tremblez et planquez-vous !

            En troisième lieu, la militarisation de l'Etat et la sécurisation du capital globalisé s'étend à
toute la planète. Au nom de la démocratie et des droits de l'homme, toutes
les grandes puissances mondiale regroupées dans la sainte coalition
antiterroriste surenchérissent dans la mise en place de politiques
ultra-sécuritaires visant tous les groupes et classes dominés et donc
potentiellement menaçant pour l'ordre existant. En Allemagne : constitution
de nouveaux fichiers informatiques et ajout sur les papiers d'identité et
les demandes de visas des empreintes digitales, voire celle de l'iris ;
photo en hologramme sur les pièces d'identité (le tout conservé dans un
fichier central accessible à tous les services de police du pays). En
Grande-Bretagne : pour renforcer le contrôle des étrangers, mise en place
d'une carte d'identité pour les demandeurs d'asile, qui comprendra leurs
photographies et leurs empreintes digitales ; En Autriche : durcissement de
la législation contre les demandeurs d'asile : après l'instauration d'un
"contrat d'intégration" avec des cours d'allemand obligatoires pour tous les
immigrés est préconisé, à présent, un contrôle tous les 15 jours des
demandeurs d'asile, l'expulsion sans délais des étrangers suspects, l'emploi
de méthodes "biométriques" d'identification (reconnaissance des visages
assistée par ordinateur) ;

... ET CE QU'ILS PEUVENT ATTENDRE DE NOUS. Evidemment, le contexte de la
guerre internationale et de la pseudo-menace terroriste représente pour les
Etats occidentaux un alibi de premier ordre  pour faire passer massivement
des trains de mesures répressives qui auraient peut-être suscité, dans des
circonstances différentes, quelques réserves, voire des mouvements de
contestation populaire. Le conditionnement idéologique assuré par la
représentation spectaculaire des attaques de New-York et de la menace
d'attaques biologiques laisse désormais à l'Etat une totale liberté pour
verrouiller le système social et intensifier la répression contre toutes
cibles jugées dangereuses pour l'ordre public, que ce soit des grèves
débordant les mots d'ordre et la routine des bureaucraties syndicales, les
révoltes dans les quartiers populaires à la suite d'opérations de police,
mais aussi toutes les formes d'économie souterraine (petit trafic, vols,
etc.)par laquelle des fractions de population toujours plus nombreuses
tentent de survivre dans l'univers du capital... Il est vrai que les classes
dominantes disposent, depuis bien longtemps déjà, de tous les instruments
législatifs, policiers et idéologiques pour préserver l'ordre existant et
leurs intérêts de classe. En ce sens, ces nouvelles lois sécuritaires
peuvent apparaître comme superflues. Mais il faut voir que la fonction
réelle de ces remaniements législatifs est essentiellement idéologique : il
ne s'agit de rien d'autre, au fond, que de restaurer le prestige et
l'autorité de l'Etat en tant que garant des libertés et du bien- être
collectif, alors que celui-ci se voit reprocher de ne plus assurer sa
fonction historique de régulation sociale et de redistribution du revenu
social face au "déchaînement des forces du marché". Il est vrai, également,
que la tendance historique est, à présent, celle du repli de l'Etat sur ce
que l'on appelle généralement ses fonctions régaliennes, c'est-à-dire ses
fonctions stratégiques de coercition (par la police, l'armée et la justice)
et de contrôle social (par l'école), dans un contexte où il n'apparaît plus
comme un appareil politique adapté à la gestion d'un capital qui
s'internationalise et où sa souveraineté se voit contestée par de nouvelles
structures politiques de dimension mondiale, telles que l'ONU ou régionale
(l'Union européenne par exemple) ou par des entités politico-militaires
supranationales, notamment l'OTAN.

Ce processus paraît expliquer que le  thème de la sécurité soit devenu depuis                                    quelques années le thème de campagne
et le mot d'ordre quasi exclusif des directions politiques nationales : il
correspond - et correspondra de plus en plus - aux nouvelles fonctions
stratégiques des Etats dans les sociétés capitalistes avancées.  Nous en
avons actuellement un bel exemple en France, où les futures présidentielles
sont entièrement centrées sur ce thème, objet de toutes les surenchères de 
chefs politiques à la recherche des quelques voix de plus qui les porteront
au pouvoir. La sécurité n'est pas une condition de la liberté, comme
l'affirment les propagandistes du régime. Elle est l'autre nom de la
violence d'Etat par laquelle se perpétuent l'exploitation et la misère du
plus grand nombre. Et l'insécurité, n'est-ce pas celle que fait peser sur
chacun de nous l'Etat et le capital, qui réduisent l'individu à un n°
d'identité, un élément statistique et une marchandise en fonction de
laquelle le capital détermine ses stratégies de rentabilité, qui rejettent
dans la misère des milliards de prolétaires aux quatre coins du globe, en
les soumettant à l'exploitation du travail aliéné, au chômage de masse par
des plans de licenciement successifs ou en les éliminant purement et
simplement par les guerres impérialistes et les famines qu'elles provoquent.
Il est vrai que l'honneur est sauf, dès lors que l'intérêt national et le
rayonnement du capitalisme avancé et de ses démocraties sont préservés,
grâce à l'implantation des industries pétrolières au Moyen-Orient ou en Asie
centrale... En résumé, la sécurité est le moyen policier et idéologique par
lequel les Etats sécurisent le capital globalisé et défendent les intérêts
des classes dominantes contre ces classes dangereuses qui, en envisageant de
se soulever contres leurs misérables conditions de vie et d'échapper à leur
exploitation, représenteraient pour l'ordre établi une menace bien plus
forte que n'importe quel "acte terroriste"...

L'application de ces nouvelles lois sécuritaires dépendra tout de même du
rapport de force qui se joue : de la capacité de l'Etat à réaliser ses
ambitions de contrôle total, de la capacité de refus des populations visées
par ces lois (dans quel quartier sera-t-il possible ou non de faire le
ménage dans les cages d'escalier ? ...); du rejet diffus de tout un chacun
d'être toujours plus fliqué. C'est là que se joue l'ancrage social de ces
mesures. Par exemple, les grèves de l'hiver 95 provoquèrent la paralysie du
plan Vigipirate, le rendant de fait caduc. Dans cette affaire, le juridisme
et le lobbying droit-de- l'hommiste ne seront d'aucun recours : ce sont  là
précisément les moyens techniques dont dispose la classe dominante pour
légitimer cet état d'exception permanent. On sait bien que, toutes
provisoires qu'elles soient (ou présentées comme telles), l'objectif réel de
l'Etat est de banaliser ces lois afin de transformer en douce un  état
d'urgence en état normal et définitif. A nous de le refuser...

Commentaires

La guerre globale est déjà commencé...depuis longtemps! (posté le 03/04/2009 à 23:21)

 La guerre globale est déjà commencé



«Guerre contre le terrorisme»? Si c'était un film, ce scénario officiel
serait rejeté comme ne tenant pas debout et cachant d'autre motivations.

Première invraisemblance : en 1999, puis en 2001, les talibans ont estimé
que la présence de Ben Laden sur leur territoire empêchait leur
reconnaissance internationale et ils ont proposé aux Etats-Unis de
l'éliminer ou de le neutraliser. A chaque fois, les Etats-Unis ont refusé.
Cela a été révélé par Laili Helms, qui représentait officiellement les
talibans à Washington Qui n'a pas démenti. Pourquoi?

Deuxième invraisemblance : peu avant les attentats, Ben Laden, l'ennemi
public activement recherché paraît-il depuis trois ans, était venu
tranquillement se faire soigner à Dubaï et y avait rencontré le responsable
local de la CIA.

Troisième invraisemblance : après les attentats, les talibans ont à nouveau
proposé de livrer Ben Laden pour qu'il soit jugé dans un pays neutre. Une
telle solution avait été appliquée pour l'attentat aérien de Lockerbie,
débouchant sur la condamnation d'un citoyen libyen. Mais Bush a tout de
suite refusé. Pourquoi?

Quatrième invraisemblance : chacun sait à présent que les Etats-Unis ont
mis en place, financé et armé Ben Laden pour contrôler l'Afghanistan. On
dit moins qu'ils ont aussi utilisé ces milices fanatiques pour des
objectifs semblables en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine, en Tchétchénie.
Pourquoi refuse-t-on d'ouvrir le dossier de leur rôle dans ces guerres aux
conséquences tragiques?

Cinquième invraisemblance : on nous dit que pour garantir la démocratie et
respecter les droits des femmes, il fallait éliminer les talibans. Et qui
prend leur place? L'Alliance du Nord de feu le commandant Massoud, au
sanglant palmarès de terreur et de trafics criminels. Qui donc avait imposé
la Charia islamiste à Kaboul en 1994? Massoud lui-même.

Contradiction flagrante aussi sur le fond du problème : chacun sait qu'on
n'éliminera pas le terrorisme avec des bombes mais en s'attaquant aux
injustices et aux oppressions qui lui fournissent un terreau.

S'attaque-t-on dès lors à la faim dans le monde que 15 milliards de dollars
suffiraient à éliminer? Non, on augmente de 40 milliards le budget
militaire US. Et les budgets européens vont suivre. Plutôt que de résoudre
la question palestinienne, Bush signe en novembre 2001 un énorme contrat
(200 milliards $) pour construire un bombardier encore plus terrible, le
Joint Strike Fighter. Dont chaque victime remplira les poches déjà bien
bourrées des constructeurs Lockheed Martin et Boeing.

Tout ceci amène à se demander si la guerre n'avait pas été décidée bien
avant les attentats. Oui, a affirmé l'ancien ministre pakistanais des
Affaires étrangères, Niaz Naïk. Fin juillet déjà, «des fonctionnaires
américains lui avaient parlé d'un plan américain visant à lancer une action
militaire pour renverser le régime taliban et installer à sa place un
gouvernement d'Afghans "modérés". Cela se ferait à partir de bases situées
au Tadjikistan où les conseillers US étaient déjà en place. On lui déclara
que si l'action était maintenue, elle aurait lieu avant les neiges, vers la
mi-octobre au plus tard.»

Comment expliquer toutes ces invraisemblances ?

En fait, ce que les Etats-Unis poursuivent à travers cette guerre, ce sont
cinq objectifs bien plus vastes :

1. Contrôler le pétrole et le gaz d'Asie centrale.
2. Imposer leurs bases militaires au coeur de l'Asie, entre Chine et Russie.
3. Préserver la domination US sur l'Arabie Saoudite.
4. Militariser l'économie comme "solution" à la crise qui couve.
5. Briser la résistance du tiers monde et la lutte antimondialisation.

A poursuivre tant d'objectifs à la fois, une superpuissance peut sembler
forte. En réalité, elle y montre aussi sa faiblesse. De plus en plus
contestés, par le tiers monde à l'OMC, par les jeunes antimondialisation
sur Internet et dans la rue, les Etats-Unis et leurs alliés réagissent par
la guerre.

Mais tôt ou tard, leurs divers objectifs entrent en contradiction entre
eux. Tandis que leur arrogance, leur mauvaise foi, leur agressivité ne font
qu'augmenter la révolte partout. L'Empire est en crise.

Quiconque lutte pour le progrès, la justice et la paix, est donc forcé de
se poser la question des objectifs réels s'il veut pouvoir expliquer autour
de lui ce qui se passe. C'est d'autant plus nécessaire que les dirigeants
US eux-mêmes - qui d'habitude minimisent l'ampleur de ce qu'ils font -
déclarent cette fois que la guerre durera de longues années et que d'autres
Etats en deviendront les cibles. En outre, ces mêmes dirigeants prennent -
à l'étranger mais aussi sur leur propre territoire - des mesures de
répression extrêmement graves. Qu'ils pourront utiliser contre toute
opposition politique, notamment le mouvement antimondialisation.

Oui, nous sommes entrés dans une nouvelle forme de guerre, plus grave
encore que les précédentes. Nous sommes entrés dans la guerre globale.

Objectif n° 1 : Contrôler les routes du pétrole

Beaucoup de guerres dites "incompréhensibles" sont en réalité des guerres
pour l'or noir, écrivions-nous dans notre livre Monopoly Les
multinationales pétrolières US et leur gouvernement entendent contrôler
toutes les routes permettant d'exporter les énormes réserves de pétrole et
de gaz d'Asie centrale. Nos cartes géographiques indiquaient les pays ayant
le malheur de se trouver sur les routes vers l'Ouest : Tchétchénie,
Géorgie, Kurdistan, mais aussi Yougoslavie et Macédoine. Autant
d'ingérences, autant de guerres.

Mais ces cartes montraient aussi les menaces planant sur la route Est (vers
la Chine et le Japon). D'autant que la CIA soutient activement les milices
islamistes ouïgoures antichinoises du XingJiang. Ainsi que sur la route Sud
puisque la multinationale US Unocal intrigue depuis longtemps pour
contrôler le pipe-line à construire à travers l'Afghanistan et le Pakistan.
Juteux bénéfices à la clé.

L'industrie pétrolière est omniprésente au coeur même de l'administration
US. Elle a fourni tous les ministres des Affaires étrangères depuis la
Seconde Guerre mondiale, à l'exception de deux.

Dont l'actuel, certes : Colin Powell. Mais on ne perd pas au change puisque
la famille Bush est une des principales familles pétrolières du Texas. Et
surtout parce que le véritable chef de l'administration Bush, à savoir Dick
Cheney, est lui-même un poids lourd de cette industrie. Juste avant de
devenir vice-président, il a été - cinq ans durant - à la tête de
Halliburton. Une des principales sociétés de services à l'industrie
pétrolière, présente dans plus de 130 pays et employant cent mille
personnes. Chiffre d'affaires 1999 : 15 milliards de dollars. Une des 400
plus grosses multinationales du monde. Pour arriver à de si beaux
résultats, Cheney n'a pas hésité à fricoter avec la dictature en Birmanie.
Et au Nigéria, ses investissements ont fortement augmenté après
l'assassinat de plusieurs militants écologistes et l'écrasement des
protestations populaires dans le delta du Niger. De plus, des responsables
de l'administration auraient aidé Halliburton à décrocher de gros contrats
en Asie et en Afrique, selon des documents du Département d'Etat tombés aux
mains du Los Angeles Times La guerre annoncée est donc arrivée. En fait,
depuis plus de vingt ans, Washington manoeuvre et complote afin de
s'emparer de l'Afghanistan, carrefour stratégique de l'Asie. Le but n'a pas
varié, mais les méthodes si. Ce fut d'abord en armant les milices
islamistes contre l'Union soviétique. La plus grosse opération CIA de tous
les temps. Un diplomate US au Pakistan confiait en 1996 : «Vous ne pouvez
injecter des milliards de dollars dans un Jihad anticommuniste, accepter
des participants du monde entier et ignorer les conséquences. Mais nous
l'avons fait. Nos objectifs n'étaient pas la paix et le bien-être en
Afghanistan. Notre objectif était de tuer des communistes et de chasser les
Russes.»

Ainsi, les moudjahiddins de la CIA ont renversé le seul régime qui ait
jamais émancipé les femmes afghanes et tenté, en dépit de graves défauts,
d'apporter un peu de progrès social. Et comment ces moudjahiddins
ultra-pauvres payèrent-ils les armes américaines? En transformant leur pays
-- avec la bénédiction de la CIA - en premier producteur mondial d'héroïne.
Ce qui entraîna la création de la très importante filière de la drogue
Afghanistan - Turquie - Balkans - Europe. Avec toutes ses conséquences. Le
cocktail pétrole - armes - drogue est d'ailleurs un classique de la CIA.

Après cette grande victoire de "leur" terrorisme, les Etats-Unis
favorisèrent les talibans en dépit des vives critiques d'organisations de
défense des droits de l'homme. Interrogée sur le sort des femmes afghanes,
Madeleine Albright répondait alors : «Affaire intérieure»! La ministre US
des Affaires étrangères jouait son rôle de représentante de commerce
puisqu'Unocal invitait somptueusement ces talibans au Texas. Signalons
aussi qu'Henry Kissinger en personne avait assisté en 1995 à la signature
de l'accord sur le pipeline, entre Unocal, son partenaire saoudien Delta et
le président du Turkmenistan. Plus tard, Unocal et donc Washington
décidèrent de changer de cheval. Les talibans n'ayant pas réussi à
stabiliser le pays divisé, il fallait miser sur d'autres forces pour
remplacer les alliés d'hier devenus gênants. Cette guerre, décidée bien
avant les attentats, n'est donc pas plus humanitaire que les précédentes.
Mais l'Afghanistan n'est pas du tout le seul pays victime de la guerre pour
le pétrole et le gaz. Outre l'Irak, citons entre autres le Caucase, la
Colombie, l'Algérie, le Nigéria, l'Angola... Bref, partout dans le monde où
l'on trouve pétrole ou gaz, les Etats-Unis décident que cela leur
appartient, ils cherchent à y installer leurs bases militaires et
provoquent ou excitent les guerres qu'ils jugent utiles à leurs intérêts.

Toute personne sensée se demandera donc : les Etats-Unis ont-ils vraiment
besoin de tout ce pétrole pour leurs usines et leurs voitures, en supposant
même qu'on doive conserver l'actuel modèle économique absurde, gaspilleur
et polluant, où le litre de pétrole, sous-payé aux producteurs, est en fait
moins cher, hors taxes, que le litre d'eau? Non, les Etats-Unis n'ont pas
besoin de tout ce pétrole. Les réserves des gisements situés aux USA sont
entre trois et cinq fois supérieures à celles de l'Asie centrale. Et celles
de gaz naturel dix fois. Il ne s'agit donc pas d'assurer, comme le
gouvernement US le dit à chaque guerre «la sécurité des approvisionnements
énergétiques».

Nouvelle question donc, aussi logique : le pétrole est-il le but ultime des
Etats-Unis? Non, ce n'est pas un but en soi. C'est une arme, une
possibilité de chantage. Comme nous l'écrivions également dans Monopoly (
p. 112 ) : «Qui veut diriger le monde doit contrôler le pétrole. Tout le
pétrole. Où qu'il soit.» Dans la guerre économique qui caractérise le
capitalisme, les Etats-Unis entendent détenir un moyen de pression
stratégique en contrôlant l'approvisionnement énergétique de leurs grands
rivaux (Europe et Japon) et celui d'autres pays risquant de se montrer trop
indépendants. Par exemple, si le pipeline allant du Caucase vers l'Ouest
est russe et non turc ou macédonien, l'Europe aurait accès à un pétrole que
Washington ne contrôlerait pas. Aussi, quand il s'agit d'installer des
bases militaires dans certaines régions pétrolières, Washington n'est pas
pressée d'y inviter ses "chers alliés".

Ceci dit, le pétrole suffit-il à expliquer cette guerre contre
l'Afghanistan? Non, et les Etats-Unis connaissaient bien la difficulté de
conquérir ce pays. Les Britanniques et les Soviétiques s'y cassèrent déjà
les dents.

Objectif n° 2 : Imposer les bases militaires US au coeur de l'Asie

En 1997, Zbigniew Brzezinski, déjà cité, définissait l'axe - clé de la
politique étrangère américaine : contrôler l'Eurasie (Europe + Asie), soit
75% de la population mondiale et 60% des richesses économiques et
naturelles. Pour cela, il fallait affaiblir les rivaux potentiels : Europe,
Russie, Chine. Et empêcher toute alliance entre eux. C'est le continent
asiatique qui connaît et va connaître la plus forte expansion. Et en Asie,
la Chine excite particulièrement les convoitises avec son formidable marché
potentiel et son exceptionnel taux de croissance de 9,8% ces vingt
dernières années.

CLIP

«Empêcher une alliance anti-hégémonique Chine - Russie - Iran»

Bien sûr, le grand principe de toute politique impérialiste reste "Diviser
pour régner". Sur ce continent asiatique, voici que les Etats-Unis
craignent par dessus tout, explique encore Brzezinski : «La Chine pourrait
être le pilier d'une alliance anti-hégémonique Chine - Russie - Iran.» Une
telle alliance s'est ébauchée avec le "Groupe de Shanghaï", qui réunit la
Chine, la Russie et quatre républiques d'Asie centrale : Kazakhstan,
Tadjikistan, Kirghizstan et Ouzbekistan.

CLIP

Pour ces raisons, l'Amérique doit maintenir une présence en Asie, et son
objectif géopolitique doit être d'empêcher la transformation de l'Asie en
un bloc hostile (ce qui surviendrait très probablement sous la tutelle
d'une de ses grandes puissances.» Bref, diviser pour régner. Car, dans la
bouche de Kissinger, le mot "hostile" signifie: non soumis aux intérêts des
multinationales US. Ainsi, ce n'est nullement un hasard si les Etats-Unis
interviennent en Afghanistan. Ils ont décidé d'utiliser ce pays, situé en
plein coeur de l'Asie comme base pour de futures actions contre la Russie,
l'Iran ou la Chine voisines. Washington est intéressée par l'ancienne base
soviétique de Bagram en Afghanistan, mais - c'est plus facile - a déjà
converti l'Ouzbekistan en base militaire et veut prendre le contrôle des
aéroports du Turkmenistan. But : chasser les troupes russes de la région.
Vraiment très utile, cette guerre. D'autant que les Etats-Unis s'attendent
à des difficultés autour de leurs bases asiatiques actuelles : Corée,
Taïwan, Japon. L'installation des troupes US en Ouzbekistan a été présentée
comme une mesure d'urgence décidée après les attentats. En réalité, c'est
déjà en 1999 que Washington y avait envoyé ses bérets verts, accueillant
aussi de nombreux officiers dans les écoles militaires US. En 1999 aussi,
ce pays avait été incorporé dans une alliance militaire antirusse, le GUAM
:

Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Ouzbekistan et Moldavie. En fait, les
Etats-Unis cherchent à établir, dans chaque région stratégique, un Etat qui
sera en quelque sorte leur Israël, leur porte-avion. Après le Kosovo et la
Grande Albanie, Azerbaïdjan et Ouzbekistan sont les élus.

CLIP

Grâce à la guerre contre l'Irak, les Etats-Unis ont pu implanter des bases
militaires dans le Golfe persique. Grâce à la guerre contre la Yougoslavie,
ils se sont installés en Bosnie, au Kosovo et en Macédoine. Cette fois, ils
espèrent s'installer en Géorgie, Azerbaïdjan, Turkménistan et Ouzbekistan,
tout en modernisant leur base turque d'Incirlik et celle d'Arabie.

S'ils parviennent à conquérir une position aussi avantageuse, ils seront
plus proches militairement de l'Iran, du Pakistan et de la Chine et
encercleront mieux encore la Russie. Excellent point de départ aussi pour
de nouvelles aventures vers le sud : Océan Indien, Indochine.

Contrôler le pétrole de la Chine

CLIP

Vraiment pressés de trouver Ben Laden ?

Pourquoi le chef de l'état-major britannique a-t-il déclaré, après deux
semaines de bombardements, que ce conflit «pourrait durer 50 ans»! En fait,
ils savaient depuis le début que cette guerre serait longue, mais ils ont
dû attendre quelque peu avant de le dire. L'important était de déclencher
la guerre en manipulant l'opinion et en forçant leurs "alliés".

Très vite aussi, le ministre US Rumsfeld s'est mis à dire que peut-être on
ne trouverait pas Ben Laden. Pourquoi?

Parce que, si vous êtes une superpuissance et que vous tenez absolument à
implanter vos bases militaires en un point stratégique où elles ne sont pas
tellement désirées, vous devez bien cacher votre jeu. Créer d'abord un
problème en jetant de l'huile sur le feu. Et veiller à ce qu'il ne soit pas
résolu de sitôt. Un précédent : les USA ont promis un Kosovo multiethnique
et pacifié, mais en réalité ils ont armé et excité l'UCK afin de
déstabiliser la région pour longtemps. Grâce à quoi ils ont pu y installer
leur plus grande base militaire créée à l'étranger depuis la guerre du
Vietnam. Washington ne veut pas d'une solution, elle veut seulement un
problème. De longue durée.

Pour une superpuissance qui veut dominer et exploiter le monde, plonger
délibérément les peuples dans la souffrance n'est pas un problème moral.
Juste un atout dans le grand jeu stratégique. La définition de la barbarie
moderne, c'est ça.

Objectif n° 3 : Préserver la domination US sur l'Arabie Saoudite

Si la guerre actuelle de Bush est une guerre d'attaque pour conquérir la
domination de l'or noir en Asie centrale, elle est en même temps une guerre
de défense pour sauver le régime saoudien, allié décisif au Moyen-Orient.
En effet, Ben Laden est saoudien comme la majorité des auteurs présumés des
attentats et aussi comme la majorité des soutiens financiers à son
organisation Al Qaeda. Et en tête des grands reproches de Bush à Ben Laden,
figure celui-ci : «Ils veulent renverser les gouvernements existants dans
de nombreux pays arabes comme l'Egypte, l'Arabie Saoudite et la Jordanie.»

Serait-ce une grande perte pour le peuple d'Arabie Saoudite si
disparaissait ce régime corrompu et tyrannique, la dernière féodalité au
monde? Il ne semble pas, même aux yeux du New York Times : «Jusqu'à
présent, le flux de pétrole et d'argent saoudien a fait taire toute
critique américaine sérieuse à l'encontre de la complète corruption de la
famille royale, de son mépris de la démocratie et des répugnantes
violations des droits de l'homme commises en son nom.» En fait, il semble
que seuls les Etats-Unis y perdraient, toujours selon le même journal :
«Depuis des décennies, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont tiré profit
de ce marché sans état d'âmes au coeur de leur relation : l'Amérique
recevait le pétrole pour faire tourner son économie et l'Arabie Saoudite la
protection de la puissance militaire américaine.»

Exact. En l'an 2000, l'Arabie a vendu plus de soixante milliards de dollars
de pétrole sur les marchés mondiaux. La moitié du total du Moyen-Orient.
L'intérêt pour Washington, c'est qu'au lieu de réinvestir ces pétrodollars
sur place, de créer une industrie locale et un développement social, comme
l'Irak avait tenté de le faire, la dynastie saoudienne les dépense dans un
luxe insensé, mais surtout à Wall Street et dans les bons du trésor
américain. Epongeant ainsi une part du considérable déficit US. Le Koweït
et les Emirats Arabes font pareil. En outre, contrôler les cheikhs et les
émirs permet à Washington de maintenir le cours du pétrole libellé en
dollars et non en euros.

CLIP

Revenons à la question clé : où faut-il placer les pétrodollars? Les pays
arabes doivent-ils rester de simples pions US ou rechercher leur propre
développement? C'est exactement la même contradiction qu'avait soulevée
Saddam Hussein en février 1990. Parlant devant les chefs d'Etat du Conseil
de Coopération Arabe (Irak, Arabie Saoudite, Egypte et Jordanie), il avait
demandé le retrait des troupes US de la région : «Si les peuples du Golfe,
avec tous les Arabes, n'y veillent pas, la région du Golfe Arabe sera
gouvernée par les Etats-Unis.» Et il proposait des accords régionaux de
coopération économique.

Le crime majeur! Proposer que les peuples d'une région - et quelle région!
- s'organisent en fonction de leurs intérêts propres et non de ceux des
multinationales US! C'est cela évidemment qui a provoqué la terrible
punition infligée à l'Irak. Washington a voulu infliger un exemple de
destruction totale pour intimider à jamais toute bourgeoisie arabe tentée
de suivre une voie indépendante.

CLIP

En fait, c'est dans l'ensemble du Moyen-Orient que Washington se trouve
face à une forte contradiction : il ne veut et ne peut renoncer ni à
Israël, ni à l'Arabie Saoudite. Le premier est son pion militaire majeur;
en fait, c'est tout simplement une extension de l'armée US. Mais Israël ne
peut se maintenir qu'en opprimant les Palestiniens et en menaçant ses
voisins. D'autre part, l'Arabie Saoudite est son pion économique majeur
pour conserver les revenus du pétrole dans ses propres caisses. Or les
dirigeants saoudiens, comme les autres dirigeants arabes sont confrontés à
la pression de la lutte du peuple palestinien. La seule véritable lutte de
masse, la seule qui exclue tout compromis pourri dont sont friands les
classes privilégiées, arabes et autres.

L'Intifada est le cauchemar de Washington. Et l'espoir de tous les peuples.

CLIP

Objectif n° 4 : Militariser l'économie comme "solution" à la crise

En dépit de certaines circonstances favorables, les crises conjoncturelles
du capitalisme occidental se succèdent à intervalles de plus en plus
rapprochés. En outre, plusieurs régions dites "prometteuses" se sont
effondrées l'une après l'autre : les "tigres" asiatiques, la Russie,
l'Amérique latine. A chaque fois, les analystes financiers ont craint que
Wall Street et tout le système mondial soient entraînés dans une récession
catastrophique. Beaucoup n'excluant pas une réédition du krach de 1929 et
considérant avec crainte le ralentissement de l'économie, entamé fin 2000.

De toute façon, même s'il échappe au krach pour cette fois, le capitalisme
occidental ne fait que retarder son problème. Puisqu'il reporte toujours
davantage le poids de la crise sur le tiers monde et sur les pauvres. Mais
cette "solution" crée un problème plus grand encore : comment les
multinationales pourront-elles vendre à ceux qu'elles ont appauvris? Cela
s'appelle scier la branche sur laquelle on est assis.

CLIP

Avant même les attentats, l'économie US (le modèle à ce qu'il paraissait)
venait de perdre un million d'emplois en un an. Et les entreprises
technologiques (l'avenir de la Bourse, nous avait-on dit) étaient en chute
libre.

Comment les relancer? Pour les dirigeants US, il n'y a pas trente-six
moyens. Gonfler le carnet des commandes militaires est la méthode qui a été
employée à chaque fois que l'économie US était menacée de récession et
qu'il fallait "sortir de la crise".

CLIP

Objectif n° 5 : Briser la résistance du tiers monde et la lutte
anti-mondialisation

Partout, croît la résistance à la mondialisation impérialiste. Parmi les
peuples du tiers monde, mais aussi dans les pays riches.

Le tiers monde d'abord. Des pays très divers, mais qui ont en commun de
refuser de se mettre à genoux. Cuba défend son socialisme. L'Irak résiste
toujours, malgré dix ans d'embargo et de bombardements. Le nouveau Congo
tente de préserver son indépendance. Les Coréens, des deux côtés, aspirent
à la réunification et à la paix. Et des mouvements révolutionnaires
progressent à nouveau, inspirés par un projet de société alternatif :
Colombie, Népal, Inde, Philippines, Mexique.

Le Nord de l'Amérique latine inquiète particulièrement Washington qui
craint de voir s'y former un triangle progressiste : Colombie, Venezuela,
Equateur. Ce triangle sortirait Cuba de son isolement et bouleverserait le
rapport de forces dans tout le continent. Offrant un appui et de nouvelles
perspectives aux luttes populaires du Brésil et d'Argentine.

Dans ce monde de guerres et de révoltes, l'Intifada a constitué un facteur
très important. Si l'Otan a réussi à infliger une défaite aux Serbes, les
Palestiniens ont montré, eux, qu'un peuple finit toujours par se relever.
Que les oppressions les plus fortes ou les trahisons les plus pernicieuses
ne peuvent venir à bout de l'esprit de résistance. Là où il y a oppression,
il y aura toujours résistance. La deuxième Intifada a fortement renforcé la
colère des masses arabes et musulmanes.

Dans les pays industrialisés, aussi, la résistance vient de connaître un
développement très important. Avec Seattle et Gênes, une nouvelle
génération s'est lancée dans la lutte. Jeune, combative, inventive. Alors
que la gauche traditionnelle et le mouvement ouvrier s'étaient laissés
endormir par les promesses d'un monde meilleur à condition de ne pas
combattre le système, voici le réveil. Un mouvement de masse : des jeunes
surtout, implantés dans de nombreux pays et avec un début de coordination,
ne tolèrent plus l'injustice, le pillage du tiers monde, la destruction de
la planète, ils proclament «qu'un autre monde est possible» et se battent
pour le préparer tout de suite, en inventant leurs propres modes de lutte.

La génération Internet. Une arme nouvelle et formidable qui permet à des
millions de jeunes de s'informer et d'informer en dehors des médias
dominants. «Don't hate the media. Be the media.» (Ne haïssez pas les
médias. Soyez les médias), propose la nouvelle agence Indymedia, qui fut à
la pointe de cette info alternative à Gênes et, à cause de son succès, la
cible des matraques de Berlusconi. Après IndyMedia Belgique, des sections
se sont créées ou se préparent dans les autres pays européens.

Grâce à Internet, les cyber-activistes ont réussi de spectaculaires
mobilisations internationales, mettant en difficulté la Banque Mondiale,
l'OMC et autres FMI, habitués à régler le sort des peuples hors la présence
de ceux-ci. Le huis clos a vécu. Le débat sur l'avenir de la planète est
devenuS global. Et quand on lit les documents de la Banque mondiale ou des
services policiers US, on mesure combien ils craignent ce nouveau mouvement
et son efficacité Internet.

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100 des 142 pays membres de l'OMC ont affirmé que les accords déjà réalisés
(commerce, propriété intellectuelle, services, etc) sont déséquilibrés et
favorables aux pays riches. Malgré cela, dirigeants et médias occidentaux
ne cessent de répéter qu'il faut poursuivre dans la même direction et
généraliser à d'autres matières. Que le salut viendra de l'ouverture totale
du marché.

En réalité, ce remède est un poison, explique Raoul Jennar, analyste de
l'ONG Oxfam : «Permettre aux investisseurs et en particulier aux sociétés
transnationales de se comporter partout comme bon leur semble, mettre les
entreprises nationales en concurrence avec les firmes transationales,
imposer aux pays du Sud des contraintes en matière d'environnement alors
que les gros pollueurs sont au Nord, telles sont quelques uns des
intentions de l'Union européenne. Le colonialisme historique a trouvé de
nouveaux instruments pour se perpétuer.» La nécessité de former un front
international Mais, d'ores et déjà, la naissance de ce mouvement
antimondialisation est un événement d'une importance historique, dépassant
probablement celle de Mai 68. Aujourd'hui, il devient possible de créer un
front international contre l'injustice et contre la guerre. Réunissant le
Nord et le Sud, le combat du tiers monde et celui des progressistes des
pays riches.

Contre la guerre du Vietnam, un tel front avait permis de faire reculer la
plus puissante armée du monde et d'arrêter ses crimes. Aujourd'hui, c'est
plus nécessaire encore. Car trois tâches urgentes s'imposent à la gauche
mondiale et il faut absolument les entreprendre en unissant toutes les
forces:

1. Arrêter les nombreuses guerres en préparation.
2. Empêcher la criminalisation des mouvements de libération du tiers monde.
3. Empêcher de même la criminalisation du mouvement antimondialisation dans
les pays du Nord.

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